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Une pensée pour le 22 septembre 2018

Je n’ai vraiment jamais écrit à l’occasion du 22 septembre. Pas parce que je n’avais rien à dire, et surement pas parce que je n’y avais pas pensé. Mais plutôt parce que, eh bien je me disais que tout le monde avait déjà écrit, pourquoi je vais en rajouter ? Eh bien cette année j’en rajoute, parce que cette année je veux voir le 58e anniversaire de notre indépendance avec beaucoup d’espoir en dépit de tous ce que nous avons, et que nous continuons de traverser. Et parce qu’un ami m’a dit récemment que je devrais être plus positive.

Mes 22 septembre dans temps

Quand j’étais encore petite, les 22 septembre on ne me racontait pas les histoires de ces hommes et femmes qui se sont battue pour notre liberté.

Quand j’étais petite, les 22 septembre pour moi se résumais à voir des défilés militaires spectaculaires (car oui j’étais un vrai garçon manquer qui aimais et qui aime toujours l’action). Et même ces défilés ont perdu de leurs charmes et émerveillement au fil du temps et à mon plus grand regret.

Quand j’étais encore petite, mes profs d’histoires ne se sont pas attardé à nous parler de l’indépendance du Mali avec ferveur et fierté (à tel point que je n’apprenais les cours d’histoire que pour avoir de bonne notes, et non pour comprendre, ou pour retenir).

Quand j’étais petite, je bafouillais les paroles de notre hymne nationale sans savoir ce qu’elles voulaient dire.

Dans la vie de tous les jours, on ne se rappelle de ce grand exploit qui est notre libération que le jour du 22 septembre, pour frimer, et même là c’est à vérifier.

Je crois fortement que c’est en changeant de petites choses comme ceux-là, depuis le bas âge que le Mali pourra avoir beaucoup de vrais citoyens engagés.

Le Mali ce n’est pas le lieu, mais les gens qui y habite

Comme dit dans thor ragnarok : « azgard is not a place, it is where our people stand ».

On prendra les Maliens, on nous envoie tous dans un autre pays X, et envoyer les gens de ce pays X au Mali. Dans quelques années, Les gens de ce pays X feront le Mali à l’image de leur pays et les maliens feront ce pays X exactement à l’image du Mali. Car ce sont les maliens qui font le Mali, peu importe où le Mali est localisé. Pour que le Mali change, il faut que les maliens aussi changent.

Nous avons fait face, et nous faisons face à beaucoup de difficultés actuellement au Mali, alors que la solution à la majorité de ces difficultés est entre nos propres mains.

Au milieu de tout cela, nos dirigeants ! que dire ? je crois juste qu’ils doivent écouter cette ancienne chanson malienne que j’aime tant qui passe sur l’ORTM en accompagnant les images de la région de Kayes (je n’ai pas le titre en tête), ou plutôt, plus simple, ils doivent regarder : Simba le roi lion et ainsi comprendre :

Que lorsqu’on dirige des millions de personnes, on doit agir pour le bien-être de ces personnes en premier et à tout prix.

Que lorsqu’on dirige des millions de personnes ce n’est pas ce que l’on veut qui compte, mais ce qui peut faire avancer les personnes sous notre responsabilité.

Que l’on ne dirige pas des millions de gens seulement pour nos intérêts personnels, mais en ayant une vision claire de comment mener ces gens vers un avenir meilleur, etc…

Mais que dire de nos dirigeants ? Ils ne sont que le reflet de notre société, la majorité d’entre nous serait surement comme cela, s’il leur était donné le même pouvoir. En 58 ans d’indépendance on a encore beaucoup, beaucoup de chemin à faire. Mais une lueur d’espoir est en train de naître.

Une jeunesse motivée plus que jamais

Ces dernières années, la jeunesse malienne est plus que jamais déterminée à changer, à faire bouger les choses. Que ce soit de la bonne ou la mauvaise façon (chacun sa méthode). Nous assistons à la naissance d’une jeunesse malienne consciente, cultivant des valeurs morales fortes. Une jeunesse malienne qui a soif de technologie, d’innovation, et de renouveau. Une jeunesse qui casse des barrières et s’impose de multiples façons. On entreprend, on cherche des solutions aux problèmes sociétaires, on tolère son prochain, etc… La lutte ne sera pas facile, et le changement total n’est surement pas pour demain, mais comme on dit : « petit à petit l’oiseau fait son nid ». C’est un peu cliché ce que je vais dire, mais ça reste quand même vrai : L’avenir du Mali est entre les mains de sa jeunesse. Continuons à cultiver et maintenir ce changement pour les générations à venir, et cela ne peut prédire qu’un futur radieux pour notre cher pays.

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